Ostéopathie et névralgies d’Arnold


Névralgie d’Arnold, arnoldalgie ou névralgie du grand occipital : le parcours du combattant

Bien des patients atteints d’une névralgie d’Arnold mettent du temps à s’en rendre compte : l’erreur de diagnostic est courante. Cette névralgie peut devenir très handicapante et bouleverser votre quotidien du tout au tout.

Bon nombre de personnes touchées par la névralgie d’Arnold ne savent plus vers quel spécialiste ou médecine se tourner : médecin généraliste, rhumatologue, neurologue, hypnose, médecine chinoise, etc. C’est pour cette raison que l’on parle souvent d’errance médicale dans le cas d’une névralgie d’Arnold. La résignation et le « apprendre à vivre avec » peuvent s’installer.

Pourtant l’ostéopathie offre une approche qui permet d’une part de soulager durablement la douleur.

Retour sur cette névralgie qui peut vous empoisonner la vie.

La névralgie d’Arnold, qu’est-ce-que c’est ?

La névralgie d’Arnold est une douleur d’origine nerveuse qui provoque des douleurs dans le cou et à l’arrière de la tête. C’est d’ailleurs parce que ces douleurs peuvent être confondues avec des maux de tête que le diagnostic de cette névralgie peut être retardé.

Pour que vous compreniez mieux ce qu’est la névralgie d’Arnold, prenez l’exemple de la sciatique qui est plus connu. Une sciatique, c’est lorsque votre nerf sciatique est comprimé, ce qui provoque une douleur à l’arrière de la jambe pouvant aller du haut de la fesse jusqu’à vos pieds (le long de votre nerf).

Dans le cas de la névralgie d’Arnold, vous avez aussi un nerf de comprimé, mais le nerf d’Arnold cette fois-ci, aussi appelé « grand nerf occipital ».

Ce nerf émerge du haut de vos cervicales, votre cou, jusqu’à l’arrière de votre crâne. D’où les douleurs au cou associées à ce que vous avez pensé être des migraines dans un premier temps.

Pourquoi la névralgie d’Arnold est-elle difficile à diagnostiquer ?

Bien souvent la névralgie d’Arnold est diagnostiquée avec du retard. Par incompétence des professionnels que vous avez consulté ? Pas vraiment.

Le diagnostic n’est pas toujours évident à établir. Vos douleurs, où la manière dont vous allez les exprimer peuvent aussi induire en erreur la personne que vous consultez. Bien souvent, votre médecin cherchera, à raison, à éliminer dans un premier temps d’autres pathologies, plus fréquentes ou parfois plus grave.

Parmi elles :

– Les céphalées de tension : plus communément appelé le mal de tête. Il se manifeste généralement avec la fatigue, en fin de journée.

– La migraine : les migraines sont fréquentes, et la douleur peut se confondre avec celle d’une névralgie d’Arnold. En cas de migraine vous ressentirez une douleur qualifiée de pulsatile, car elle reproduit le battement de votre coeur. Cette douleur peut être associée à des nausées ou des vomissements, parfois même des signes ophtalmiques. La douleur prend en général la moitié du crâne, et s’intensifie en cas d’effort.

– L’artérite temporale ou maladie de Horton : cette pathologie donne également un mal de tête souvent violent au niveau d’une ou des deux tempes, parfois à type de brûlure ; une fièvre, une fatigue isolée, un amaigrissement peuvent être également présents.

– La névralgie faciale : les douleurs sont ressenties au niveau du visage, parfois à type de tics.

– La dissection vertébrale. C’est une urgence vitale ; il s’agit de la déchirure de l’artère vertébrale (généralement après un traumatisme ou posture de tête forcée). Les symptômes peuvent être une apparition très brutale de maux de tête intenses, des douleurs cervicales sur un seul côté, et parfois des vomissements.

– La méningite : c’est une inflammation des méninges et constitue encore une urgence vitale ; une raideur du cou, une forte fièvre, des maux de tête importants, des vomissements doivent vous alarmer.   

Pourquoi est-il important de consulter en cas de doute ?

Tout ce que vous pourrez lire sur le web, dans les forums, les sites spécialisés santé ne remplacera jamais l’expertise de votre médecin ou ostéopathe. Si vous pouvez avoir des doutes et penser à une probable névralgie d’Arnold, votre médecin généraliste ou votre ostéopathe saura lui vous aiguiller vers le bon diagnostic.
S’il n’aborde pas le sujet de la névralgie d’Arnold et que vous souhaitez écarter cette pathologie, posez simplement la question, est-il possible que j’ai une névralgie d’Arnold ?

Il pourra alors vous rassurer sur le sujet. En consultant et en établissant le diagnostic d’une telle névralgie, vous pourrez alors être orienté vers la meilleure prise en charge. La névralgie d’Arnold est une pathologie handicapante qui peut devenir chronique si elle n’est pas traitée. Il est donc important de consulter.

A quoi ressemble la douleur en cas de névralgie d’Arnold ?

Les témoignages de patients à ce sujet se rejoignent tous sur le handicap que représente cette douleur. Beaucoup parlent de combat, de douleurs atroces, de raideur au cou, mal de tête chronique, etc.

De nombreuses personnes en témoignent aussi sur des forums.

La douleur est souvent violente et apparait généralement sans signes avant coureur. Comme votre nerf d’Arnold innerve votre cuir chevelu vous pouvez ressentir une douleur dite « en casque ». Cette douleur peut aussi être décrite par certains patients comme celle ressentie lors d’une brulure, ou comparable à celle d’une décharge électrique.

Généralement la douleur n’apparaitra que d’un seul côté au niveau de votre nuque, et vous lancera jusqu’au dessus de votre oreille, sur le même côté.
Sur le schéma ci dessous, la zone douloureuse correspond grossièrement à la zone verte.

L’efficacité des traitements en cas de névralgie d’Arnold

Il existe plusieurs types de traitement en cas de névralgie du grand occipital. Souvent les infiltrations de cortisone seront recommandées pour diminuer la douleur. Mais elles ne sont pas efficaces pour tous les patients, loin de là, et ne règlent pas le problème. Elles n’en masquent que les symptômes. Néanmoins elles permettent à certains patients de calmer les crises.

Il est aussi possible d’effectuer une rééducation du rachis cervical, ou même d’être opéré. Mais les résultats ne sont pas les mêmes pour tous les patients.

La médecine traditionnelle a du mal à mettre en place un protocole de guérison, ou même de soulagement de la douleur. C’est pour cette raison que de nombreux patients se tournent vers les médecines douces ou alternatives.

Ostéopathie et névralgie d’Arnold

De nombreux patients témoignent du soulagement que l’ostéopathie leur a apporté. Effectivement l’action de l’ostéopathie est efficace sur cette pathologie, comme sur toute névralgie.

Si vous consultez votre ostéopathe en première intention (avant d’avoir consulté votre médecin), celui-ci s’attachera en premier lieu à établir le bon diagnostic, grâce à un entretien poussé. L’important étant avant tout de déterminer qu’il s’agit bien d’une névralgie d’Arnold.

Une fois la pathologie identifiée, par votre ostéopathe ou votre médecin, le traitement pourra débuter. Comme pour toute névralgie l’objectif de votre ostéopathe sera de repérer les points de tension qui compriment le nerf d’Arnold et qui provoquent ces symptômes.

Le travail de l’ostéopathe sera d’observer, et de corriger si nécessaire des tensions sur l’ensemble du rachis, et particulièrement en haut des cervicales. Concrètement, il peut agir sur l’articulation ou bien sur les petits muscles qui y sont attachés.

Son travail peut porter également sur la mâchoire qui est en rapport étroit avec le haut du cou. Différents axes de traitements sont possibles selon les tensions observées, et l’historique de la pathologie (survenu après un accident de voiture ? associé à des troubles digestifs ? etc).

Il ne s’agit que de quelques pistes fréquemment exploitées par l’ostéopathe à titre indicatif ; votre cas est unique et nécessite un traitement spécifique adapté.

Une action complémentaire pour un traitement efficace

La compression de votre nerf est souvent d’origine musculaire ; en effet, cette zone est un pivot postural très important et de nombreux petits muscles sont sollicités à longueur de journée.

Vous sollicitez le haut de vos cervicales très souvent sans vous en rendre compte !

Par exemple :

– lorsque vous restez pendant de longues heures devant votre écran
– lorsque vous répondez au téléphone la tête penchée vers l’épaule
– lorsque vous dormez sur le ventre
– lorsque vous mangez votre sandwich !

Mais c’est aussi le cas pour adapter votre vision (système occulo-céphalogyre). C’est pourquoi il sera important de prendre en considération un éventuel déficit visuel. Votre colonne cervicale haute est un pivot postural, qui est fortement influencé par tout trouble de la posture. C’est aussi pour cela qu’il est fort probable que votre ostéopathe vous oriente en complémentarité de son action vers un orthoptiste, un podologue ou bien encore un orthodontiste.

Mieux comprendre le rôle du nerf d’Arnold pour mieux interpréter la douleur

Le nerf d’Arnold a pour origine la deuxième racine cervicale (C2). Concrètement, cela signifie que la racine nerveuse émerge entre votre première cervicale (l’atlas) et la deuxième cervicale (l’axis).

Cette zone de votre corps est si importante qu’elle vous permet d’avoir la tête sur les épaules ! C’est aussi grâce à cette zone (C0/C1/C2) que vous pouvez bouger votre tête dans toutes les directions. Si vous avez des questions, ou si vous souhaitez partager votre expérience, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire.

Source : http://reflexosteo.com